Situé à la pointe de la Jonction, le « Siphon du Rhône » est un ouvrage hydraulique qui permet de recueillir les eaux usées. Sa rénovation a été l’occasion pour l’atelier écho de se questionner sur sa présence et son intégration architecturale et paysagère dans ce site emblématique.
Les travaux de rénovation ont nécessité l’abattage de plusieurs arbres et le décapage du talus, découvrant ainsi l’ouvrage technique. Le choix de mettre en valeur cet objet patrimonial a été discuté avec l’Office du patrimoine et des sites et est devenu le parti pris du projet.
Le projet assume donc cette construction en le conservant « à nu » ; sa géométrie et ses volumes apparaissent clairement, son architecture brute et industrielle et ses murs en béton sont mis en valeur par un sablage fin et lui redonne une homogénéité de surface. Un escalier invite à la découverte de la terrasse, véritable belvédère, qui offre de magnifiques vues panoramiques sur la Jonction.
Le projet de plantation prévoit de renforcer et compléter la végétation pérennisée (peupliers et saules) en plantant par groupe des peupliers trembles, des peupliers blancs, des saules blancs et des aulnes. Un développement de la strate arbustive enrichit la palette végétale grâce à des osiers rouges, dans la continuité des saules existants. Les arbustes indigènes plantés en masse filtrent et jouent avec les vues pour permettre de redécouvrir le Siphon du Rhône. La strate herbacée est composée d’un tapis simple au feuillage sombre (lierre, pervenche) afin de créer un contraste et de mettre en valeur la strate arbustive et arborée. Finalement, pour intégrer au mieux cet ouvrage dans son contexte environnant, le crépi des façades accueillera, avec le temps, une micro-végétation de type mousses.
Tout au long du projet, l’ensemble des acteurs concernés (partenaires étatiques, parties prenantes, etc.) se sont régulièrement réunis pour faire évoluer favorablement le projet. Ainsi l’AGCM, les SIG, l’OCAN, le SMS (CMNS) et les associations de quartier se sont exprimés sur les aménagements paysager et ont pris position face aux propositions. Cette coordination a permis de valider les partis pris paysagers et patrimoniaux et d’obtenir l’autorisation de construire sur ce site sensible aux multiples enjeux.
Mandat complet / Phases sia 31 à 53
Situé à la pointe de la Jonction, le « Siphon du Rhône » est un ouvrage hydraulique qui permet de recueillir les eaux usées. Sa rénovation a été l’occasion pour l’atelier écho de se questionner sur sa présence et son intégration architecturale et paysagère dans ce site emblématique.
Les travaux de rénovation ont nécessité l’abattage de plusieurs arbres et le décapage du talus, découvrant ainsi l’ouvrage technique. Le choix de mettre en valeur cet objet patrimonial a été discuté avec l’Office du patrimoine et des sites et est devenu le parti pris du projet.
Le projet assume donc cette construction en le conservant « à nu » ; sa géométrie et ses volumes apparaissent clairement, son architecture brute et industrielle et ses murs en béton sont mis en valeur par un sablage fin et lui redonne une homogénéité de surface. Un escalier invite à la découverte de la terrasse, véritable belvédère, qui offre de magnifiques vues panoramiques sur la Jonction.
Le projet de plantation prévoit de renforcer et compléter la végétation pérennisée (peupliers et saules) en plantant par groupe des peupliers trembles, des peupliers blancs, des saules blancs et des aulnes. Un développement de la strate arbustive enrichit la palette végétale grâce à des osiers rouges, dans la continuité des saules existants. Les arbustes indigènes plantés en masse filtrent et jouent avec les vues pour permettre de redécouvrir le Siphon du Rhône. La strate herbacée est composée d’un tapis simple au feuillage sombre (lierre, pervenche) afin de créer un contraste et de mettre en valeur la strate arbustive et arborée. Finalement, pour intégrer au mieux cet ouvrage dans son contexte environnant, le crépi des façades accueillera, avec le temps, une micro-végétation de type mousses.
Tout au long du projet, l’ensemble des acteurs concernés (partenaires étatiques, parties prenantes, etc.) se sont régulièrement réunis pour faire évoluer favorablement le projet. Ainsi l’AGCM, les SIG, l’OCAN, le SMS (CMNS) et les associations de quartier se sont exprimés sur les aménagements paysager et ont pris position face aux propositions. Cette coordination a permis de valider les partis pris paysagers et patrimoniaux et d’obtenir l’autorisation de construire sur ce site sensible aux multiples enjeux.
Mandat complet / Phases sia 31 à 53