«Je travaille au 5e étage et mon bureau donne sur une cour intérieure. Au début, j’avais une vue plongeante sur une belle toiture en cuivre, organisée en trame régulière comme la façade du bâtiment, un bel ouvrage mais monotone. Puis, en quelques jours, des ouvriers ont installé de longues bandes vertes entre ces plis de cuivre. C’est étonnant, comme un grand pliage, une succession de plans inclinés végétalisés. Il paraît que ce sont des mousses très rares en ville, il y aurait des centaines de variétés, ce qui explique ces changements de tons, de couleurs, de texture. J’y vois comme un paysage de cimes, de crêtes, de vallons. Il paraît qu’au service comptabilité, ils ont commencé à donner des noms aux principaux sommets. C’est comme un tableau vivant, mon paysage moussu change en fonction de la lumière, de l’angle de vue.»
A l’issue d’un concours invitant trois bureaux et une entreprise, le bureau Paysage n’co remporte le mandat pour l’aménagement d’une toiture située dans une cour intérieure. La proposition doit améliorer l’aspect esthétique et la qualité visuelle de cette toiture de 1000 m2. Le projet de jardin sur toiture dans le bâtiment des Halles de rive consiste à installer un paysage de mousses évoquant les plissements des montagnes du paysage genevois, inspiré d’un tableau de Ferdinand Hodler de 1918.
L’idée du projet est née de deux composantes essentielles du site; le rythme créé par les lignes régulières du pliage de l’étanchéité et le poids très limité admissible au mètre carré. Le projet respecte la trame lignée de la toiture en y inscrivant des modules triangulaires de formes différentes recouverts de tapis de mousses. Un nouveau paysage de montagnes imaginaires est créé.
Les tapis de mousses sont constitués d’espèces indigènes prélevées sur le territoire Genevois et d’espèces exogènes adaptées à l’environnement de la toiture. La mousse ne nécessite ni engrais, ni pesticide, elle purifie l’air des microparticules et du CO2. Elle ne demande ni tonte, ni arrosage, ni terre pour se développer ; d’où une légèreté par rapport aux toitures végétales traditionnelles. L’entretien est limité à un contrôle visuel et l’absence de substrat ne permet pas aux « mauvaises herbes » de s’installer.
Mandat complet / Phases sia 31 à 53
«Je travaille au 5e étage et mon bureau donne sur une cour intérieure. Au début, j’avais une vue plongeante sur une belle toiture en cuivre, organisée en trame régulière comme la façade du bâtiment, un bel ouvrage mais monotone. Puis, en quelques jours, des ouvriers ont installé de longues bandes vertes entre ces plis de cuivre. C’est étonnant, comme un grand pliage, une succession de plans inclinés végétalisés. Il paraît que ce sont des mousses très rares en ville, il y aurait des centaines de variétés, ce qui explique ces changements de tons, de couleurs, de texture. J’y vois comme un paysage de cimes, de crêtes, de vallons. Il paraît qu’au service comptabilité, ils ont commencé à donner des noms aux principaux sommets. C’est comme un tableau vivant, mon paysage moussu change en fonction de la lumière, de l’angle de vue.»
A l’issue d’un concours invitant trois bureaux et une entreprise, le bureau Paysage n’co remporte le mandat pour l’aménagement d’une toiture située dans une cour intérieure. La proposition doit améliorer l’aspect esthétique et la qualité visuelle de cette toiture de 1000 m2. Le projet de jardin sur toiture dans le bâtiment des Halles de rive consiste à installer un paysage de mousses évoquant les plissements des montagnes du paysage genevois, inspiré d’un tableau de Ferdinand Hodler de 1918.
L’idée du projet est née de deux composantes essentielles du site; le rythme créé par les lignes régulières du pliage de l’étanchéité et le poids très limité admissible au mètre carré. Le projet respecte la trame lignée de la toiture en y inscrivant des modules triangulaires de formes différentes recouverts de tapis de mousses. Un nouveau paysage de montagnes imaginaires est créé.
Les tapis de mousses sont constitués d’espèces indigènes prélevées sur le territoire Genevois et d’espèces exogènes adaptées à l’environnement de la toiture. La mousse ne nécessite ni engrais, ni pesticide, elle purifie l’air des microparticules et du CO2. Elle ne demande ni tonte, ni arrosage, ni terre pour se développer ; d’où une légèreté par rapport aux toitures végétales traditionnelles. L’entretien est limité à un contrôle visuel et l’absence de substrat ne permet pas aux « mauvaises herbes » de s’installer.
Mandat complet / Phases sia 31 à 53